Éditer : CAN 2025 : La panenka ratée de Brahim Diaz qui a coûté le titre au Maroc
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Un choix qui restera dans les annales
La CAN 2025 restera marquée par l'une des tentatives de penalty les plus controversées de l'histoire du football africain. Ce lundi 21 janvier, les analystes et commentateurs sportifs continuent de décortiquer le geste de Brahim Diaz, qui a tenté une panenka lors de la finale perdue par le Maroc contre le Sénégal.
Cette action, survenue dans un contexte déjà explosif après le retour sur le terrain des joueurs sénégalais qui avaient quitté la pelouse en signe de protestation, a suscité l'incompréhension générale. Comment peut-on oser une telle audace dans un moment aussi crucial et tendu ?
Le chaos avant le penalty
Pour comprendre l'ampleur de l'erreur, il faut se replonger dans le contexte de ce moment historique. À la 90e+8, l'arbitre siffle un penalty en faveur du Maroc sur une action litigieuse. La décision provoque immédiatement la colère du banc sénégalais. Pape Thiaw, l'entraîneur des Lions de la Téranga, prend alors une décision spectaculaire : faire rentrer toute son équipe aux vestiaires.
Pendant quinze interminables minutes, le stade de Rabat retient son souffle. La finale de la CAN va-t-elle se terminer de cette manière ? C'est finalement Sadio Mané qui convainc ses coéquipiers de revenir. Les joueurs sénégalais regagnent le terrain, mais l'atmosphère est électrique. La tension est à son comble.
L'analyse de Ludovic Obraniak
Sur le plateau de L'Équipe de Greg, l'ancien international français Ludovic Obraniak n'a pas mâché ses mots en analysant le geste de Brahim Diaz. "Comment dans le chaos qui vient de s'instaurer, tu peux te dire : 'Je vais rajouter du chaos au chaos' ?", s'est-il interrogé avec véhémence.
Pour Obraniak, si Diaz avait réussi sa panenka, les conséquences auraient pu être dramatiques : "S'il met cette panenka là, les Sénégalais deviennent fous. Si tu marques avec une panenka, les mecs deviennent zinzins !" L'ancien joueur de Lille souligne que dans un contexte aussi tendu, après le retour des joueurs sénégalais sur le terrain, marquer d'une manière aussi provocante aurait pu déclencher des incidents graves.
Un bug mental fatal
L'analyste poursuit son diagnostic en évoquant un possible problème psychologique : "Je me dis qu'il y a un bug inconsidérable dans sa tête. Il doit marquer mais il y a un truc inconscient. Le pied s'arrête, il se passe un truc." Cette théorie d'un blocage mental au moment crucial expliquerait pourquoi Diaz a raté son tir de manière aussi incompréhensible.
La longue interruption de jeu causée par la protestation sénégalaise a certainement joué un rôle majeur. Obraniak estime que ces quinze minutes d'attente ont "tué" le tireur marocain mentalement. L'accumulation du stress, la pression énorme d'une finale à domicile, et l'ambiance surréaliste créée par l'incident ont probablement perturbé la concentration du joueur du Real Madrid.
Une décision incompréhensible
Ce qui choque le plus les observateurs, c'est le choix même de tenter une panenka dans ces circonstances. La panenka est un geste technique qui demande une assurance totale et qui peut être perçu comme une provocation envers l'adversaire. Dans un contexte normal, ce tir peut être vu comme un acte de confiance ou de panache. Mais dans le chaos qui régnait au stade de Rabat ce soir-là, c'était tout simplement suicidaire.
"Après le but refusé du Sénégal, on est dans l'inéquité footballistique totale", rappelle Obraniak. En effet, juste avant le penalty accordé au Maroc, le Sénégal avait vu un but valable être annulé pour une faute légère sur Achraf Hakimi. Les Lions de la Téranga avaient donc toutes les raisons de se sentir lésés.
Les conséquences d'un geste
Le penalty raté de Brahim Diaz a eu des répercussions immédiates. Édouard Mendy, le gardien sénégalais, est resté debout et a cueilli le ballon sans problème, redonnant espoir à toute son équipe. Trois minutes après le début des prolongations, Pape Gueye inscrivait le but de la victoire pour le Sénégal.
Pour le Maroc, c'est une double peine : non seulement perdre la finale sur leur sol, mais la perdre de cette manière, à cause d'un geste qui aurait pu être évité. Brahim Diaz, joueur talentueux du Real Madrid, devra vivre avec cette image qui le poursuivra probablement toute sa carrière.
Un débat qui continue
Dans les heures et les jours qui ont suivi la finale, les réseaux sociaux et les plateaux télé se sont enflammés. Certains défendent Diaz, arguant qu'il a simplement manqué de chance et que les grands joueurs doivent prendre des risques. D'autres, comme Obraniak, estiment que c'était une erreur de jugement monumentale, une faute de discernement dans un moment qui appelait au contraire à la sagesse et à l'efficacité.
Ce qui est certain, c'est que cette panenka ratée restera comme l'un des moments les plus marquants de l'histoire récente de la Coupe d'Afrique des Nations. Elle illustre parfaitement la fine ligne entre le génie et l'inconscience, entre l'audace payante et l'arrogance fatale.
Pour le football marocain, c'est une leçon douloureuse. Pour le Sénégal, c'est la justice de Dieu qui leur a permis de remporter leur deuxième titre continental. L'histoire se souviendra de Brahim Diaz pour ce geste malheureux, tandis que Pape Gueye entrera dans la légende sénégalaise comme le héros qui a offert le trophée aux Lions de la Téranga.

